Billet d'ingénierie de Block signé Tyler Longwell, publié le 21 juillet 2026, annonçant Buzz : un workspace open source, auto-hébergeable et organisé en canaux, où humains et agents travaillent dans la même pièce — messages, recherche, automatisation et hébergement Git sur un même serveur.

Le point de départ est un échec vécu. L'auteur a construit le premier agent Slack de Block ; il fonctionnait, mais laissait sans réponse des questions d'exploitation : chacun a-t-il son bot ? Si un bot est partagé, de qui sont les identifiants ? Que faire quand une équipe change de modèle ou de runtime ? D'où la thèse : « Models can do the work now. Teams still need somewhere to do it together. The bottleneck moved from intelligence to coordination. »

Models can do the work now. Teams still need somewhere to do it together. The bottleneck moved from intelligence to coordination.

**Tyler Longwell** — *« Building multi-player AI at Block »* , engineering.block.xyz

Le substrat est Nostr — protocole ouvert de messages signés et d'identités portables. Une identité est une paire de clés, chaque action est signée : la même identité envoie un message, autorise un agent, approuve un workflow, signe un commit, fusionne un changement. Claude Code, Codex, goose et tout agent parlant Agent Client Protocol travaillent dans Buzz ; changer de modèle ou de harness laisse au projet son identité, ses permissions et son historique.

Le cœur du billet est l'identité des agents. Plutôt que de prêter ses identifiants à un bot — « We have been letting bots play dress-up as us » —, chaque agent reçoit sa propre clé. Son propriétaire signe une autorisation étroite ; l'agent signe ensuite son travail en son propre nom. Le choix sémantique est explicite : « authorization does not erase authorship ». La clé d'un agent compromis se révoque sans toucher à l'identité humaine ; retirer le propriétaire déconnecte l'agent.

Deuxième pièce d'ingénierie : Git sur stockage objet. Les agents suppriment le limiteur de débit qu'étaient les humains ; un groupe produit des mois-homme de commits en un après-midi. Buzz stocke les dépôts en packfiles immuables adressés par contenu plus un pointeur de manifeste mutable, avancé par compare-and-swap conditionnel — ce swap est le point de commit, les événements de canal l'annoncent sans le définir. Le protocole est spécifié en TLA+ et model-checké ; le résultat dépend de trois garanties du magasin d'objets, d'où une suite de conformité par backend.

La valeur promise est mnésique : un canal éphémère par tâche agrège discussion, patchs, CI, revue et décision signée. « A conventional forge preserves the diff and a green check. Buzz also preserves why the obvious fix was wrong. »

Et l'open source est argumenté : « it's 2026: software got cheap. Taste didn't. » Si Buzz disparaît, identités et historique signé se vérifient toujours. Aucun chiffre, aucun benchmark : le billet est un exposé de design, pas une preuve d'effet.