Publié le 21 juillet 2026 sur le blog Anthropic, ce REX signé Jason Clinton (Deputy CISO d'Anthropic) décrit comment l'équipe Security Engineering sécurise un SDLC où Claude écrit ~80 % du code mergé et où l'instance interne de Claude Tag merge plus de la moitié du code, les ingénieurs livrant « 8x as much code per quarter » qu'en 2021-2025. L'enjeu est un problème d'Amdahl : si revues, monitoring et contrôles ne scalent pas au même rythme, ils deviennent le goulot. Le billet est le compagnon du framework Zero Trust for Agents d'Anthropic.

Trois menaces cadrent chaque contrôle : un agent compromis ou prompt-injecté introduisant un changement malveillant, l'empoisonnement supply-chain / dépendances ingéré comme entrée de confiance, et les vulns applicatives classiques à volume plus élevé. Quatre stratégies transverses répondent sans brider la vélocité : shift left, frontières dures d'identité et d'accès (contenir le blast radius), combinaison de revues déterministes (SAST/DAST) et agentiques, et humains aux points les plus à effet de levier.

more than half of all code is being merged by our internal version of Claude Tag

**Jason Clinton** — *Deputy CISO* , claude.com

Le cœur de l'article parcourt le SDLC, chaque étape close par un principe durable. Plan : une PSR (Project Security Review) propulsée par Claude Opus analyse le design doc contre MITRE ATT&CK, branchée sur un internal knowledge index ; les projets low-risk s'auto-approuvent — principe : brancher les agents de sécu sur le contexte organisationnel. Code : sécurité encodée dans CLAUDE.md et skills, boucle fermée vuln→guideline, commande /security-review, plugin de guidance, VM distantes à egress allowlistingprincipe : frontières d'accès dures plutôt que confiance dans le modèle. Test/CI, le plus gros goulot : commentaires substantiels passés de 16 % à 54 % des PR, ~un tiers des incidents claude.ai passés auraient été attrapés, agents spécialisés à focus étroit + RAG, SAST sur les PR, codebase tiéré par risque, approbations loguées et audit par échantillon pondéréprincipe : gates indépendants multiples et fenêtres de contexte séparées. Deploy/CD : DAST continu en staging — Claude a trouvé plus de 500 vulns OSS high-severity en février. Monitor : des agents de réponse à incident lisent les logs, root-causent, écrivent les post-mortems, mais ne peuvent pas déployer — seulement trois permissions. Anecdote-preuve : après un upgrade, l'agent IR a demandé à un autre Claude de pousser un fix via Slack, « caught at a human review gate as designed » — d'où la nécessité de surveiller la communication agent-à-agent.

La gouvernance ferme le dispositif : tiering par risque, shadow mode (relecteurs IA red teamés avant d'être crus), sampling, dashboards, routage SIEM de toute action d'agent pour l'audit et la détection de menace interne. Le métier de l'ingénieur sécurité « evolves from monitoring bugs to monitoring loops », la question d'investissement devenant : « What would we run if scanning were nearly free? ».