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#open source

22 fiches

Outils & Plateformes

Designing AI with character: what we learned building Berd

Billet du blog corporate de **Block** (`block.xyz/inside`), non signé — l'auteur affiché est **« Block »** —, publié le **18 août 2026**, ~930 mots, qui annonce **l'ouverture du code de Berd**, l'application de bureau interne de Block pour travailler avec des agents, et expose la thèse de conception qui l'a guidée : donner du caractère aux agents *« not only through roles, instructions, skills, and tools, but through distinctive visual identities »* — d'où les personnages animés maison, les *« Gloopies »*. Le billet part d'un constat de fragmentation (*« The technology was powerful, but the experience around it was fragmented »*) et d'un problème d'interface nommé avec précision : *« the product gives people little sense of how the agent is configured, which context and tools are available to it, and how it differs from another agent »*. Deux apports structurants. **(A) Une articulation en trois étages** : **goose** reste le framework et le *runtime* qui tient la boucle d'agent ; **Berd** est le client de bureau (projets, contexte, sessions, agents, configuration) ; les deux communiquent par l'**Agent Client Protocol**. **Buzz** est désigné comme la suite, quand le travail solo devient collaboratif (*« Start alone, then go multiplayer »*). **(B) Six exigences léguées à Buzz**, énoncées comme bilan : *« private space, durable context, recognizable agent identities, reusable skills, visible configuration, and clearer visibility into an agent's configured context, tools, and capabilities »* — grille directement réutilisable pour évaluer un client d'agents. Le texte distingue lui-même identité et capacité : *« The avatars make the agent recognizable. Its role, skills, and tools make it useful. »* Aucun chiffre d'usage n'est produit et aucune licence n'est nommée pour l'ouverture de code.

#Berd#Block#open source

**Aucun auteur nommé** : le billet est signé **« Block »** — le champ *Author* de la page porte le nom de l'entreprise. Publié le **18 août 2026** sur `block.xyz/inside` · le blog **corporate** · et non sur `engineering.block.xyz`.

Agents de codage IA & Skills

DeepSeek Harness developer preview: Everything is a plugin

Page produit officielle de **DeepSeek**, publiée le **13 août 2026**, **non signée**, ~450 mots, annonçant la mise en *developer preview* de **DeepSeek Harness** (`dsh`) — un harnais d'agent de codage **open source sous licence MIT**, dont le dépôt est ouvert le même jour. Thèse en trois mots, répétée en titre et en description du dépôt : *« Everything is a plugin »*, assortie d'une seconde promesse, *« Every run is traceable »*. La page pose l'équation *« AGENT = MODEL + HARNESS »* et énumère les capacités enfichables — *« models, tools, skills, sessions, sandboxes, storage, loops, scheduling, and the UI »*. Quatre modes sont livrés : **Standard** (agent de codage complet), **Code** (outils exposés via le *Code Mode SDK*, pour que le modèle compose des opérations multi-étapes dans un programme TypeScript), **Minimal** (*« two-tool coding agent with persistent bash and str_replace_editor »*, explicitement *« for benchmarking models in a minimal environment »*) et **Creator** (inspection du runtime, test de plugins en mémoire). La substance technique est dans le dépôt, non sur la page : `docs/architecture.md` énonce un invariant de journalisation — *« Model-visible means logged. Anything that reaches a model request must be reconstructable from the log, and a runtime invariant asserts it »* — et pose qu'*« il n'y a pas de noyau privilégié à patcher »*. Le noyau technique n'est pas de DeepSeek : DSH est bâti sur **Cordis** (projet `cordiverse`, tiers), **vendoré** dans `vendor/` avec manifeste et procédure de synchronisation, et la page met le *« Cordis paper »* au même rang de navigation que « GitHub » et « Developer docs ». Deux adaptateurs LLM sont livrés — `dsh-llm-deepseek` et `dsh-llm-pi-ai`, adaptateur multi-fournisseurs générique. Le dépôt avertit en capitales : *« THERE WILL BE COMPATIBILITY-BREAKING CHANGES »*, et `CLAUDE.md` précise que `SESSION_FORMAT_VERSION` reste à `0` *« with no compatibility promise »*, les backends rejetant les anciens formats sur disque. Calendrier : DSH sort le jour où **DeepSeek-V4-Pro passe en GA**, trois jours avant une nouvelle grille tarifaire API effective le **16 août 2026 à 16:00 UTC**, en heures pleines / heures creuses avec un creux à **−50 %**.

#DeepSeek Harness#dsh#harnais d'agent

**DeepSeek** (DeepSeek AI, laboratoire chinois) · en tant qu'institution. Page produit **non signée** : aucun auteur · aucun ingénieur mis en avant · aucun billet de blog ni papier technique associé. Le « nous » n'apparaît qu'une fois · en dernière phrase — *« We look forward to exploring the limits of intelligence with developers worldwide »*. Publiée le **13 août 2026**. La page est rendue en JavaScript : `curl` sur l'URL renvoie **HTTP 202 avec un corps vide** · le texte n'existant qu'après exécution du bundle. Deux documents de politique sont liés en pied de page — *Safe Use Policy* et *Data Processing Statement*.

Philosophie & Société

The Future is for Everyone: The Path to a Positive AI Future

Manifeste doctrinal publié sur **meta.com** le **10 août 2026**, signé du seul prénom (*« – Mark »*) par **Mark Zuckerberg**, sous le titre *« The Future is for Everyone: The Path to a Positive AI Future »*, ~6 500 mots. Trois principes sont annoncés d'emblée : l'autonomisation individuelle comme source de prospérité, l'invention comme finalité première de la superintelligence, l'équilibre des pouvoirs comme fondement de la sûreté. **(A) L'argument central est un argument politique**, énoncé en chaîne courte : *« Humanity is not a monoculture »* — les valeurs des gens encodent des arbitrages opposés, aucune solution technique ne peut s'aligner simultanément sur des intérêts contraires, toute superintelligence singulière devrait donc hiérarchiser certaines valeurs contre d'autres et serait par là même incapable d'être bienveillante envers tous. D'où la formule : *« There is no such thing as a singular benevolent superintelligence. »* La sûreté est reformulée en problème de répartition du pouvoir, illustré par une expérience de pensée répétée trois fois (un seul avocat superintelligent contre tout le monde en a un ; idem pour la cybersécurité, puis pour l'entreprise). **(B) Une redéfinition de l'alignement** : *« Résoudre l'alignement est nécessaire pour que des milliards de gens adoptent des agents de superintelligence personnelle. Mais cela implique aussi que si nous atteignons un état où des milliards de gens utilisent et scrutent des agents de superintelligence personnelle, alors nous aurons résolu l'alignement avec leurs intérêts. »* Le corollaire vise le reste de l'industrie sans le nommer : *« le scénario le plus dangereux serait que des laboratoires de pointe entraînent des modèles puissants et les gardent pour eux. »* **(C) Des engagements datables** : un mode **entièrement privé** où *« même Meta »* ne peut ni voir ni donner accès (analogie WhatsApp) ; des versions **gratuites** pour des milliards de personnes assorties d'un **mécanisme d'enchère dynamique** pour le compute payant ; la **reprise** annoncée de publications open source — *« nous reprendrons bientôt la publication de certains modèles open source »* ; et une structure donnant au **conseil d'administration indépendant** le pouvoir d'approuver les critères de sûreté de publication et de vérifier la conformité de chaque sortie, l'auteur reconnaissant par ailleurs que Meta est une entreprise contrôlée par son fondateur. **(D) Deux propositions de politique publique**, répétées trois fois : que les labos partagent avec le gouvernement des **points de contrôle d'entraînement intermédiaires** et des ingénieurs plutôt qu'une revue de fin de cycle, et qu'on régule la **production physique** de matières dangereuses plutôt que la diffusion de la connaissance. Le sourcing du texte est quasi nul.

#Mark Zuckerberg#Meta#Meta Superintelligence Labs

**Mark Zuckerberg** — fondateur et PDG de **Meta**. Texte signé du seul prénom (*« – Mark »*) · publié le **10 août 2026** sur un domaine dédié de meta.com. La signature n'est pas « Meta » · et l'alternance des pronoms est régulière : **« we » pour les engagements de l'entreprise** (*« we will offer free versions »*, *« Meta is implementing a governance structure »*) · **« I » pour les affirmations normatives ou contestables** (*« I think this view of alignment is fundamentally flawed »*, *« I propose that companies developing frontier AI should… »*, *« My honest guess, and it is a guess »*). Les engagements produits et de gouvernance sont au « nous » · les propositions de politique publique au « je ».

Économie & Marché

Block explores how to price AI

Brève de presse spécialisée (**Payments Dive**, format *Dive Brief*, **6 août 2026**) couvrant la publication trimestrielle de **Block** : l'entreprise a déjà déployé plusieurs outils d'IA chez ses clients — **Moneybot** (Cash App) et **Managerbot** (Square) — et n'a pas encore choisi comment les facturer. **Jack Dorsey** en conférence analystes : *« We're in a fortunate position where we can experiment with a number of models, and then choose the right one that's going to align all of our incentives with our customers. »* **Le contexte financier éclaire cette position.** Six mois plus tôt, Block licenciait environ **4 000 personnes, soit ~40 % de ses effectifs**, dans une réorganisation explicitement centrée sur l'IA. Au T2 2026 : profit brut **+25 % à 3,2 Md$**, revenus **+10 % à 6,62 Md$**, mais **résultat net à 89 M$, en baisse de 83 %** sur un an du fait des indemnités de départ achevant la restructuration ; guidance 2026 relevée. La valeur de l'IA est donc encaissée par la structure de coûts avant de l'être par le prix. **Le fait le plus lourd est au milieu de la brève**, tiré de la lettre aux actionnaires : *« Starting in June, agentic AI helped write and review nearly all of our production code changes »* — écrire **et relire** la quasi-totalité des changements de code en production, chez une entreprise cotée du paiement, six mois après la suppression de 40 % des effectifs. Déclaration auto-rapportée aux investisseurs, sans définition de *« nearly all »* ni de ce que *« review »* recouvre. **L'outillage** : **Goose**, système interne construit deux ans plus tôt, présenté comme agnostique (il intègre différents modèles commerciaux pour les employés) ; **Buzz**, lancé le mois précédent pour *« agent collaboration, communication, and code repositories »*. **Côté clients** : Moneybot surveille l'activité de l'utilisateur Cash App et renseigne comptes, soldes et transactions — plus d'**un million de comptes actifs hebdomadaires** ; Managerbot fait du marketing automatisé, de l'analyse de marge et suggère des *« operational fixes »* aux commerçants Square. Les analystes d'**Evercore ISI** listent quatre voies de monétisation — bundles SaaS, abonnements directs, offres entreprise, tarification à l'usage — dont **aucune n'est indexée sur le résultat**. Ordre de priorité déclaré : **qualité du produit → distribution → adoption → modèle de prix**. Deux faits de distribution complètent le tableau : Square s'installe dans **Google Maps** avec une *« conversational AI experience »*, présentée comme *« the first step in a broader partnership between Square and Google »* ; et le boîtier de paiement **Tags** (porte-clés et baguettes à puce NFC) affiche **trois millions de personnes en liste d'attente**. Citations d'analystes : William Blair (*« Block epitomizes the secular shift toward tech-forward digital finance firms »*) et Bank of America sur le *« post-reset operating model »*.

#Block#Jack Dorsey#Cash App

**Justin Bachman** — Senior Reporter · **Payments Dive** (groupe Industry Dive). Journaliste sectoriel paiements ; signe ici un **Dive Brief** · format court en deux temps (*Dive Brief* = les faits du jour, *Dive Insight* = le contexte) qui compile une conférence de résultats · une lettre aux actionnaires · un communiqué et trois notes d'analystes.

Architecture & Construction

Buzz!

Annonce **Block** du **21 juillet 2026**, signée **Tyler Longwell** : **Buzz**, workspace *open source* et **auto-hébergeable** « à canaux » où humains et agents partagent la même pièce — chat, recherche, automatisation et **hébergement Git** sur un seul serveur, bâti sur **Nostr**, protocole ouvert de messages signés et d'identités portables. Thèse d'ouverture : *« Models can do the work now. Teams still need somewhere to do it together. The bottleneck moved from intelligence to coordination. »* Trois pièces d'ingénierie. **(A) L'identité des agents.** Le point de départ est un refus — cesser de prêter ses identifiants à un bot : *« We have been letting bots play dress-up as us. It's weird. It's dangerous. »* Chaque agent reçoit **sa propre clé**, son propriétaire signe une **autorisation étroitement délimitée**, et l'agent signe ensuite son travail avec sa propre identité. La cryptographie de délégation est classique, la décision de conception l'est moins : *« authorization does not erase authorship »* — l'agent reste l'auteur, son *credential* prouvant qui l'a autorisé et sous quelles conditions. Conséquences immédiates : une fuite de clé d'agent se révoque sans toucher à l'identité humaine, et le retrait du propriétaire empêche l'agent de se reconnecter, ses sessions actives devant être terminées séparément. **(B) Git sur stockage objet.** Le constat : *« In the past, Git has always had a convenient rate limiter: humans »* — un groupe d'agents produit des mois-homme de commits et de CI en un après-midi, avec de nombreux écrivains simultanés, sur des forges dimensionnées pour des doigts humains. Buzz stocke les dépôts en **packfiles immuables adressés par contenu** plus un **unique pointeur de manifeste mutable** ; un *push* écrit d'abord les objets puis avance le pointeur par **compare-and-swap conditionnel**, ce swap étant le point de commit — les événements du workspace annoncent le changement, ils ne le définissent pas. Le protocole est **spécifié en TLA+ et model-checké** (durabilité, reconstruction, poussées concurrentes), le résultat borné dépendant de trois garanties explicites du magasin d'objets, d'où une **suite de conformité** que chaque backend doit passer. **(C) Interopérabilité et confidentialité.** Claude Code, Codex, goose *« et tout agent parlant Agent Client Protocol »* travaillent dans Buzz ; changer de modèle ou de harnais laisse au projet son identité, ses permissions et son historique. Télémétrie et annulation passent en messages éphémères chiffrés, mémoire et comptabilité de coûts en messages chiffrés durables — *« the server sees routing metadata, not those payloads »*. Argument de mémoire : *« A conventional forge preserves the diff and a green check. Buzz also preserves why the obvious fix was wrong. »* Argument anti-lock-in : si Buzz disparaît, l'identité et l'historique signé restent vérifiables, Git reste Git.

#Buzz#Block#workspace agentique

**Tyler Longwell** — *« Building multi-player AI at Block »* · auteur unique et signataire à la première personne. Publié le **21 juillet 2026** sur le blog Block Engineering.

Politique & Régulation

Le discours d'ouverture de Xi Jinping à la WAIC 2026 (Shanghai) — « Joining Hands to Build a Just and Reasonable Global AI Governance System »

Xi Jinping — premier keynote à la WAIC 2026 : « quatre observations » sur l'IA, création de WAICO (29 pays, siège Shanghai), offre au Sud global opposée à l'« America First » (Xinhua/SCIO)

#intelligence artificielle#gouvernance mondiale de l'IA#WAIC 2026

Xi Jinping (auteur du discours). Sources primaires : Xinhua / State Council Information Office (SCIO) ; corroboration : Beijing Review · People's Daily. Réactions/analyses tierces : ONU (António Guterres) · CNN · Reuters · Paul Triolo (DGA-Albright Stonebridge) · Leon Liao · Syed Akbaruddin.

Agents de codage IA & Skills

Re: Linking Patchwork with Sashiko? (message linux-media sur la position du kernel Linux vis-à-vis de l'IA)

Message de **Linus Torvalds** sur la mailing list **linux-media** (thread « Linking Patchwork with Sashiko? », outil LLM d'aide aux mainteneurs), où le créateur et **top-level maintainer** du noyau Linux **tranche officiellement la position du projet sur l'IA**. Répondant à Roman Gushchin qui pointait qu'un message adverse exprimait « une position très anti-LLM en général », Torvalds acquiesce (« Yes ») puis **récuse frontalement que ce soit la position du kernel** (« And no, that's not the position of the Linux kernel »). Il **pose le pied** en tant que mainteneur suprême : **« Linux n'est pas un de ces projets anti-IA »** ; ceux que cela dérange peuvent **« faire le truc open source : forker »** — « ou juste partir ». **Thèse centrale** : **« l'IA est un outil, comme les autres outils qu'on utilise, et clairement un outil utile »** ; ce n'était « peut-être pas si "clairement" il y a un an, mais ce n'est plus en question aujourd'hui ». Il distingue les questions **encore ouvertes** (« à quoi ressemblera vraiment l'économie de l'IA au final ») de la question **tranchée** (« est-ce utile ? ») — « quiconque en doute n'a clairement pas vraiment essayé ». Il **concède** que l'outil peut être **« douloureux »** — charge des mainteneurs, et le fait qu'il « n'arrête pas de trouver des bugs embarrassants » — mais refuse la posture de l'autruche (« mettre la tête dans le sable en chantant "La La La, I can't hear you" »). **La bonne réponse** : faire en sorte que **les outils LLM _aident_ les mainteneurs** plutôt que de leur causer de la peine. **Non-coercition assumée** : « on ne force personne à l'utiliser, mais **j'ignorerai très bruyamment ceux qui cherchent à empêcher d'autres de l'utiliser** ». Sur l'imperfection : « l'IA n'est pas parfaite, mais bon sang, quiconque pointe ses problèmes ferait bien de se pointer aussi lui-même dans le miroir » — « **l'intelligence naturelle n'est pas toujours si géniale non plus** ». **Cadre de gouvernance** : le projet kernel « a toujours été et restera une affaire de **technologie** » ; l'angle social de l'open source est un « bénéfice secondaire, pas le _but_ » ; **« ce n'est PAS un projet de "social warrior", ne l'a jamais été et ne le sera jamais »** ; « on fait de l'open source parce que ça produit une **meilleure technologie**, pas pour des raisons religieuses ». Conclusion-programme : **« on décide d'abord sur le mérite technique. Pas sur la peur des nouveaux outils. »** À lire comme une **prise de position doctrinale** d'une des figures les plus influentes du logiciel — écho au contre-témoignage pro-LLM d'ESR (autre pilier de l'open source, [[raymond-llm-coding-empowering-2026-07-08]]).

#Linus Torvalds#Linux#noyau Linux

Linus Torvalds ([email protected]) — ingénieur logiciel finlando-américain · **créateur et mainteneur suprême du noyau Linux** (depuis 1991) et de **Git** (2005). Employé de la **Linux Foundation**. Figure centrale et notoirement franche de l'open source · dont la parole sur les mailing lists du kernel fait autorité et jurisprudence dans la communauté. S'exprime ici en sa qualité de **top-level maintainer** pour fixer la position officielle du projet vis-à-vis des outils d'IA. Autres participants au thread cités : Roman Gushchin (linux.dev) · Laurent Pinchart · Mauro Carvalho Chehab · Konstantin Ryabitsev (Linux Foundation) · Steven Rostedt · Stephen Finucane · Jason Gunthorpe · entre autres. (Message de mailing list linux-media ; date : 2026-07-14 ; date d'ajout à la veille : 2026-07-17.)

Agents de codage IA & Skills

What...what am I missing here? (post X sur les LLMs et le codage)

Post X d'**Eric S. Raymond** (ESR, auteur de *The Cathedral and the Bazaar*, co-fondateur de l'Open Source Initiative, ~50 ans de code) — **contre-témoignage frontal au discours « les LLMs génèrent du code pourri et hallucinent, inutiles pour programmer »**. Sa thèse : cela **ne lui arrive quasiment jamais**, et **plus du tout depuis les deux dernières générations** de modèles qu'il utilise (« chat GPT 5.4 et 5.5 » sous **codex**). L'ancien symptôme — un modèle qui « déraille » en approchant sa limite de contexte — a disparu : codex affiche désormais un **avertissement rouge** invitant à **vider la session** au lieu de partir en vrille. **Empan d'usage** : IA appliquée à des **feature changes, refactoring et debugging sur 63 projets** en **C, Go, Rust, Python et shell** ; rédaction de documentation ; **décompilation d'un binaire DOS en source lisible**. **Routine de travail** installée : quand il rouvre un projet, il lance d'abord les **tests de régression**, puis démarre codex et lui demande d'**auditer le code** (bugs + suggestions d'amélioration). Verdict : les LLMs sont **« excellents et formidablement capacitants »** ; leur **pire limite** est une **« vision en tunnel architecturale »** — excellents pour générer du code à la spécification, mais parfois **aveugles aux patterns de plus haut niveau** — ce qu'il assume comme le **job de son « meatbrain »**. Le point le plus fort, contre-intuitif : les LLMs **ne se trompent PAS sur les détails et les cas limites** ; il se dit **moins bon qu'eux** sur ce plan (malgré 50 ans d'XP) car si un changement doit **toucher cinq endroits**, le modèle **les retrouve les cinq de façon fiable**, là où l'humain en corrige quatre et **débogue des heures** avant de trouver le cinquième oublié. Il interroge alors les **« downshouters »** : vivent-ils dans un **autre univers** ? Utilisent-ils de **vieux modèles faibles** ? Y a-t-il un **skill issue** qu'il ne voit pas parce que ses **habitudes mentales et sa communication** collent bien aux « poignées » de ces outils ? Enjeu qu'il juge important à trancher, car « des **milliards de dollars seraient gaspillés en token spend mal dirigé** ». Sa recette, « très simple » : **« Be clear in your thinking, tell the model what you want with precision, and good things happen »** — chute : « what am I missing here? ». À lire comme **contrepoint pro-LLM d'une figure historique de l'open source** au débat récurrent sur la (dé)valeur des agents de codage — écho au « skill issue » et à la discipline de spécification (cf. [[martignole-token-manifesto-2026-07-17]]), et en diptyque avec la prise de position doctrinale pro-outil-IA de **Linus Torvalds** au nom du kernel Linux ([[torvalds-llm-outil-kernel-2026-07-14]]).

#Eric S. Raymond#ESR#esrtweet

Eric S. Raymond (ESR, @esrtweet sur X) — développeur · hacker et essayiste américain · **figure historique du mouvement open source**. Né le 4 décembre 1957 à Boston (Massachusetts) ; paralysie cérébrale de naissance · enfance en partie au Venezuela puis en Pennsylvanie. Auteur de l'essai très influent **« The Cathedral and the Bazaar »** (1997, livre 1999) · qui oppose le modèle « cathédrale » (développement centralisé et fermé) au modèle « bazar » (décentralisé et ouvert, à la Linux) ; il a **popularisé le terme « open source »** (contre « free software ») et contribué à convaincre **Netscape** d'ouvrir son code (naissance de Mozilla). **Co-fondateur de l'Open Source Initiative (OSI)** en 1998 · président jusqu'en 2005. A édité le **Jargon File** (*The New Hacker's Dictionary*) · maintenu des projets comme **Fetchmail** · écrit **« The Art of Unix Programming »** (2003). Se revendique **libertarien** · défenseur du port d'armes · ceinture noire de taekwondo ; commente régulièrement tech · politique et open source sur X. Se présente ici comme codeur « très · très bon » avec **~50 ans d'expérience**. (Post X personnel ; date de publication : 2026-07-08 ; date d'ajout à la veille : 2026-07-17.)

Outils & Plateformes

Making Google Sans Flex

Google Sans Flex - évolution typographie Google design piloté par besoins

#typographie#Google Sans#design système

Barbara Eldredge · Dave Crossland · Megan Lynch · Tobias Kunisch

Outils & Plateformes

Voxtral | Mistral AI

Voxtral — modèles open source de compréhension vocale de Mistral AI : transcription multilingue, Q&A audio, licence Apache 2.0 (mistral.ai)

#Voxtral#Mistral AI#compréhension vocale

Mistral AI