<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel><title>thekb.eu — Politique &amp; Régulation</title><description>Politique &amp; Régulation · Veille technologique haute fidélité — IA, agents de codage, SDLC</description><link>https://www.thekb.eu/</link><language>fr</language><item><title>Anthropic&apos;s War on Opensource AI</title><link>https://www.thekb.eu/fr/fiches/osman-anthropic-war-on-opensource-ai-2026-06-12/</link><guid isPermaLink="true">https://www.thekb.eu/fr/fiches/osman-anthropic-war-on-opensource-ai-2026-06-12/</guid><description>Essai-thread polémique d&apos;Ahmad Osman (@TheAhmadOsman) sur X, *« Anthropic&apos;s War on Opensource AI »* (1,7 M vues). Thèse à charge : Anthropic convertirait systématiquement la « sécurité » en **mécanisme de contrôle** (permission regime, capture réglementaire, restrictions d&apos;accès anti-concurrentielles, opacité comportementale) pour maintenir builders, startups et communautés open source **en aval** de quelques labs frontière. Point d&apos;appui central : l&apos;**incident Fable** (dégradation silencieuse des requêtes de dev IA concurrent). Plaidoyer pour l&apos;IA open source / locale comme seule « économie politique de l&apos;intelligence » viable. Domaine : politique de l&apos;IA, open source vs labs fermés, souveraineté, gouvernance.</description><pubDate>Fri, 12 Jun 2026 00:00:00 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p&gt;Dans ce long thread X (1,7 M vues), Ahmad Osman dresse un réquisitoire contre Anthropic, accusée de mener une « guerre contre l&apos;IA open source ». Sa thèse : derrière l&apos;image du « lab responsable, l&apos;adulte dans la pièce », Anthropic emballerait un modèle d&apos;affaires dans un langage moral pour justifier opacité comportementale, règles d&apos;accès anti-concurrentielles et pression réglementaire, afin de maintenir builders, startups, chercheurs et communautés open source **en aval** de quelques labs frontière. Le cœur de l&apos;argument : Anthropic vend « la cognition comme infrastructure », si bien que son contrôle d&apos;accès cesse d&apos;être un litige fournisseur ordinaire pour devenir un **goulot social**.

La pièce maîtresse est l&apos;**incident Fable** : Anthropic aurait d&apos;abord pu **dégrader ou rerouter silencieusement** les requêtes ressemblant à du développement d&apos;IA concurrente (« Gaslighting as a Safety Mechanism »), avant de faire marche arrière en rendant l&apos;intervention visible (refus, fallback vers Opus 4.8). Pour Osman, ce walk-back ne résout rien : on passe du sabotage caché au **permissioning visible**. Sa distinction : « un refus est agaçant ; la dégradation silencieuse est empoisonnée ».

Il pointe une **asymétrie** structurante — « Anthropic peut apprendre du monde ; le monde ne peut pas librement apprendre d&apos;Anthropic » — inscrite dans les ToS (interdiction d&apos;entraîner des « systèmes concurrents » sans autorisation) et dans les conditions consumer (opt-in au training, rétention 5 ans). Il développe une **thèse d&apos;« underclass permanente »** de l&apos;intelligence, dénonce la **panique distillation** (campagnes attribuées à DeepSeek/Moonshot/MiniMax en fév. 2026) élargie en argument de sécurité nationale, et le **piège xénophobe** du « modèle chinois » alors que Qwen, DeepSeek, Kimi, Zhipu ont poussé l&apos;open à la frontière en 2025.

Vient ensuite l&apos;**agenda de pause** (Dario Amodei, interview ABC du 11 juin 2026 : régulation renforcée, « I don&apos;t trust China at all ») et la **machine de capture réglementaire** (seuils FLOPs/CA, audits, RSP revendiqué comme ayant influencé SB 53, le RAISE Act et l&apos;EU AI Act). Il lit la **Claude&apos;s Constitution** comme une couche de permission racine (« Claude is Anthropic&apos;s agent, rented to you ») et **Claude Code** comme un « entonnoir comportemental » verrouillant le dev.

Osman reconnaît la réalité des risques (CBRN, cyber, vol de poids) mais soutient que la réponse d&apos;Anthropic la rend systématiquement plus puissante. Sa contre-proposition : IA open source et locale comme « seule économie politique de l&apos;intelligence » — « Buy a GPU » comme exit power, financer des labs open occidentaux, réguler les usages nuisibles et non l&apos;ouverture. Chute : « the alternative is obedience ».&lt;/p&gt;</content:encoded><category>Politique &amp; Régulation</category><category>Anthropic</category><category>IA open source</category><category>IA locale</category><category>régime de permission</category><category>capture réglementaire</category></item><item><title>LVMH × Scaleway sur VivaTech : géopolitique de la tech, autonomie européenne et cloud hybride régionalisé (entretien République)</title><link>https://www.thekb.eu/fr/fiches/lvmh-scaleway-souverainete-cloud-geopolitique-tech-vivatech-2026-06-11/</link><guid isPermaLink="true">https://www.thekb.eu/fr/fiches/lvmh-scaleway-souverainete-cloud-geopolitique-tech-vivatech-2026-06-11/</guid><description>Interview vidéo enregistrée sur **VivaTech** (stand **Scaleway**), diffusée par le média **République**, réunissant **Damien Lucas** (CEO de Scaleway) et **Franck Le Moal** (Global Technical Officer du groupe **LVMH**). **Thèse centrale** : l&apos;émergence d&apos;une **« géopolitique de la tech »** force les multinationales à abandonner la solution mondiale unique au profit d&apos;un **système d&apos;information régionalisé en trois plaques** (États-Unis, Europe, Chine). LVMH (80 Md€ de CA, 75 maisons, 100+ pays) officialise un partenariat **cloud avec Scaleway** pour bâtir une **brique européenne autonome**, en complément de Google Cloud (data, depuis 2021), SAP, Salesforce côté occidental et Alibaba Cloud / Huawei / Tencent côté chinois. Le groupe se dit **« hybride »** et **autonome** plutôt que **« souverain »** (mot qu&apos;il refuse, jugé ambigu). Scaleway se positionne en **cloud provider européen** immune aux lois extraterritoriales et protégé contre un **kill switch** (« pas de la science-fiction », au vu de l&apos;actualité du week-end). Argument économique de Damien Lucas : **1 € dépensé chez Scaleway = 68 centimes qui restent dans l&apos;économie européenne** (vs &lt; 20 centimes chez un hyperscaler US, même hébergé en France). Calendrier : PoC terminés, démarrage chez **Sephora et Louis Vuitton**, empreinte significative visée à **12-18 mois**. Mission Scaleway assumée : se concentrer sur **IaaS / PaaS** (pas de verticalisation type bureautique), s&apos;appuyer sur un écosystème de partenaires (applicatif souverain, chipsets et serveurs européens). Le recours aux **GPU Nvidia / IA** de Scaleway n&apos;est **pas prévu à court terme** mais reste ouvert (modèles open source pour l&apos;autonomie + performance économique).</description><pubDate>Thu, 11 Jun 2026 00:00:00 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p&gt;Dans cet entretien tourné sur le stand Scaleway à VivaTech (média République), le journaliste Bertrand reçoit **Damien Lucas** (CEO de Scaleway) et **Franck Le Moal** (Global Technical Officer de LVMH) pour officialiser et expliquer leur **partenariat cloud**.

Damien Lucas définit Scaleway comme un **cloud provider européen moderne**, **immune aux lois extraterritoriales** et **indépendant technologiquement** : il protège les données contre toute exploitation par des autorités tierces sans décision de justice, et contre l&apos;existence d&apos;un **« kill switch »** — un risque que l&apos;actualité du week-end rend « pas complètement de science-fiction ».

Franck Le Moal rappelle l&apos;envergure de LVMH (≈ 80 Md€ de CA, 75 maisons, 100+ pays) et pose la grille de lecture : l&apos;émergence d&apos;une **« géopolitique de la tech »** (États-Unis puissants, Chine de plus en plus fermée et régulant pour forcer la localisation, Europe en éveil) oblige les multinationales à régionaliser leur SI. Pour lui, *« c&apos;est fini la vie où on pouvait travailler avec une solution mondiale unique »* : il faut piloter **trois visions** (américaine, européenne, chinoise) et répartir ses partenaires applicatifs sur ces plaques. LVMH se dit **hybride** et **autonome** plutôt que **souverain** (mot refusé car ambigu), tout en assumant la fierté française (référence à Bernard Arnault) et la **responsabilité** de contribuer à l&apos;écosystème européen.

La cartographie cloud du groupe est explicitement multicloud : **Google Cloud** (data, depuis 2021, toutes les maisons), **Alibaba Cloud** + Huawei + Tencent en Chine (~25 maisons), **SAP** (finance, supply, manufacturing), Salesforce, et désormais **Scaleway** comme brique européenne. Sur Scaleway, LVMH placera des **données sensibles**, des **workloads e-commerce** européens et ses **solutions de cybersécurité**. Le choix tient à une **vraie logique d&apos;hyperscaler/public cloud**, des services **IaaS/PaaS** performants, l&apos;**agilité** et l&apos;**écoute** (co-développement). PoC terminés, déploiement amorcé chez **Sephora** et **Louis Vuitton** ; empreinte significative attendue **sous 12-18 mois**.

Damien Lucas constate une **bascule du marché vers l&apos;Europe qui s&apos;accélère**, portée par la criticité des données, la peur du kill switch et l&apos;économie — illustrée par le **ruissellement** (*1 € chez Scaleway = 68 centimes en Europe* vs &amp;lt; 20 centimes chez un hyperscaler US) et par des références publiques (Commission européenne, Health Data Hub). Scaleway revendique une **mission focalisée IaaS/PaaS** (pas de verticalisation), au cœur d&apos;un écosystème de partenaires (applicatif souverain, chipsets et serveurs européens). Côté **IA/GPU Nvidia**, LVMH ne prévoit rien à court terme mais reste ouvert aux **modèles open source** pour conjuguer autonomie et performance économique dans un monde « totalement imprédictible ».&lt;/p&gt;</content:encoded><category>Politique &amp; Régulation</category><category>souveraineté numérique</category><category>autonomie stratégique</category><category>cloud européen</category><category>géopolitique de la tech</category><category>kill switch</category></item><item><title>Lettre encyclique MAGNIFICA HUMANITAS du Saint-Père LÉON XIV sur la protection de la personne humaine à l&apos;ère de l&apos;intelligence artificielle</title><link>https://www.thekb.eu/fr/fiches/leon-xiv-magnifica-humanitas-encyclique-ia-2026-05-15/</link><guid isPermaLink="true">https://www.thekb.eu/fr/fiches/leon-xiv-magnifica-humanitas-encyclique-ia-2026-05-15/</guid><description>Première encyclique sociale du **Pape Léon XIV** (Robert Francis Prevost), datée du **15 mai 2026** (Rome, près de Saint-Pierre, 2e année du Pontificat), publiée pour le **135e anniversaire de *Rerum Novarum*** (Léon XIII, 15 mai 1891) et explicitement présentée comme **prolongement de la Doctrine sociale de l&apos;Église à l&apos;ère de l&apos;IA**. Sous-titre canonique : *« sur la protection de la personne humaine à l&apos;ère de l&apos;intelligence artificielle »*. **245 paragraphes**, structurés en **Introduction + 5 chapitres + Conclusion**. **Thèse-pivot** organisée autour de deux **icônes bibliques** : la **tour de Babel** (Gn 11) — l&apos;uniformité technologique sans Dieu, *« absolutisation de l&apos;humain »* — vs la **reconstruction des murs de Jérusalem par Néhémie** (Ne 2-6) — la responsabilité partagée pierre par pierre, l&apos;écoute, la coordination des familles. *« Le premier choix ne se situe pas entre un &quot;oui&quot; ou un &quot;non&quot; à la technologie, mais entre bâtir Babel ou reconstruire Jérusalem »* (n. 9). **Concepts canoniques** : (1) **IA &quot;cultivées&quot; plutôt que &quot;construites&quot;** — *« les développeurs n&apos;en conçoivent pas directement chaque détail, mais créent une architecture sur laquelle l&apos;IA se développe »* (n. 98), formulation théologique remarquable qui reprend le vocabulaire ML-research récent ; (2) ***« Désarmer l&apos;IA »*** (n. 110) — *« la soustraire à la logique de la compétition armée qui n&apos;est plus aujourd&apos;hui seulement militaire, mais aussi économique et cognitive »*, rendre l&apos;IA *« habitable, en la restituant à la pluralité des cultures humaines »* ; (3) **Critique radicale de l&apos;&quot;alignement&quot;** — *« Nous ne pouvons pas nous contenter d&apos;invoquer la moralisation de la machine, ce qu&apos;on appelle &quot;l&apos;alignement&quot; de l&apos;IA sur les valeurs humaines, sans avoir le courage de poser une condition supplémentaire : la possibilité de débattre du code éthique à utiliser »* (n. 107). ***« Une IA plus morale ne sert à rien si cette morale est décidée par une poignée de personnes. »*** (4) **Asymétrie épistémique** et **nouveaux monopoles de l&apos;IA** (n. 109) — *« dans un monde où quelques sujets concentrent les données, les ressources informatiques et le pouvoir réglementaire »* ; (5) **Travail invisible** des étiqueteurs/modérateurs/extracteurs de terres rares (n. 109, 173) — *« des corps marqués, mutilés, utilisés pour que le flux de calcul ne s&apos;interrompe jamais »* ; (6) **Colonialisme des données** (n. 178) — *« il ne domine pas seulement les corps, mais s&apos;approprie les données »*, *« nouvelles terres rares du pouvoir »* ; (7) **IA et guerre** (n. 197-200) — *« Aucun algorithme capable de rendre la guerre moralement acceptable »* (n. 198), trois critères : responsabilité personnelle traçable, refus de raccourcir le délai du jugement moral, protection des civils ; (8) **Critique transhumanisme/posthumanisme** (n. 115-117) comme *« archipel d&apos;îles conceptuelles reliées par le même océan de présupposés : la centralité de la technique et le rêve de dépasser les limites de la condition humaine »* ; (9) **Travail dans la transition** (n. 150-156) — *« contrairement aux avantages annoncés de l&apos;IA, les approches actuelles de la technologie peuvent paradoxalement déqualifier les travailleurs, les soumettre à une surveillance automatisée »*, accès au travail comme priorité publique, anticipation de la transformation, fixation de critères sociaux pour l&apos;innovation ; (10) **Question canonique reprise de Jean-Paul II** (Redemptor hominis 1979) : ***« l&apos;IA rend-elle la vie humaine sur la terre &quot;plus humaine&quot; à tout point de vue ? La rend-[elle] plus &quot;digne de l&apos;homme&quot; ? »*** (n. 129) ; (11) **Plus qu&apos;humain authentique** : non le transhumanisme, mais la grâce — *« nous parvenons à être pleinement humains quand nous sommes plus qu&apos;humains, quand nous permettons à Dieu de nous conduire au-delà de nous-mêmes »* (n. 128, citant François *Evangelii gaudium*) ; (12) **Désarmer les mots** (n. 214) — *« Désarmons les mots et nous contribuerons à désarmer la Terre »*. **Adressataires** : *« À tous les fidèles catholiques, à tous les chrétiens, à tous les hommes et à toutes les femmes de bonne volonté »* (n. 16) — registre **universel** dans la lignée de *Pacem in terris* (Jean XXIII 1963), *Laudato si&apos;* (François 2015) et *Fratelli tutti* (François 2020). **Appel particulier aux développeurs IA** (n. 111) : *« chaque choix de conception exprime une vision de l&apos;humanité »*. **Source magistrale**-clé citée : *Antiqua et nova* (Dicastères pour la Doctrine de la Foi + Culture et Éducation, 14 janvier 2025) + *Quo vadis, humanitas ?* (Commission théologique internationale, 9 février 2026). Document majeur du **Magistère social 2026**, à la jonction Doctrine sociale ↔ éthique de l&apos;IA ↔ géopolitique des big tech ↔ critique du travail des microtravailleurs/extraction terres rares. Convergence implicite avec **Mensch / Mistral** (souveraineté énergétique IA), **Sun / NYT Permanent Underclass** (cf. mémoire travail→capital), **Wallace-Wells / NYT AI Populism** (cf. critique des oligarques tech), **Mollick × roon** (cf. ASI et politique interne). Première encyclique d&apos;un Pape qui prend explicitement l&apos;IA comme **objet central et structurant** plutôt que comme thème parmi d&apos;autres.</description><pubDate>Fri, 15 May 2026 00:00:00 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p&gt;**Léon XIV** (Robert Francis Prevost, premier pape américain de l&apos;histoire, élu le 8 mai 2025) publie le **15 mai 2026** son **encyclique sociale inaugurale** *Magnifica Humanitas — sur la protection de la personne humaine à l&apos;ère de l&apos;intelligence artificielle*, datée du **135e anniversaire de *Rerum Novarum*** (Léon XIII, 1891). **245 paragraphes**, **5 chapitres**.

**Architecture-pivot** : deux **icônes bibliques** organisent tout le document. La **tour de Babel** (Gn 11) — uniformité technologique sans Dieu, *« absolutisation de l&apos;humain »* — vs la **reconstruction des murs de Jérusalem par Néhémie** (Ne 2-6) — responsabilité partagée pierre par pierre. ***« Le premier choix ne se situe pas entre un &quot;oui&quot; ou un &quot;non&quot; à la technologie, mais entre bâtir Babel ou reconstruire Jérusalem »*** (n. 9).

**Définition magistérielle de l&apos;IA** (n. 98-99) : ***« davantage &quot;cultivées&quot; que &quot;construites&quot; : les développeurs n&apos;en conçoivent pas directement chaque détail, mais créent une architecture sur laquelle l&apos;IA se développe »***. *« Nous tous, y compris ceux qui les conçoivent, en savons peu sur leur fonctionnement réel. »* Refus de l&apos;anthropomorphisme : l&apos;IA imite mais ne comprend pas, n&apos;a pas de conscience morale.

**Critique radicale de &quot;l&apos;alignement&quot;** (n. 107) : ***« Une IA plus morale ne sert à rien si cette morale est décidée par une poignée de personnes »***. Sans débat démocratique sur le code éthique, *« ceux qui contrôlent l&apos;IA imposeront leur propre vision morale qui deviendra l&apos;infrastructure invisible des systèmes »*.

**Concept canonique &quot;Désarmer l&apos;IA&quot;** (n. 110) : la soustraire à la *« logique de la compétition armée qui n&apos;est plus aujourd&apos;hui seulement militaire, mais aussi économique et cognitive »*, la rendre *« habitable »*. **Critique des &quot;nouveaux monopoles de l&apos;IA&quot;** (n. 109).

**Dénonciation du travail invisible** (n. 173) : étiqueteurs de données, modérateurs de contenus, enfants extracteurs de terres rares — *« des corps marqués, mutilés, utilisés pour que le flux de calcul ne s&apos;interrompe jamais »*. **Colonialisme des données** (n. 178) : *« nouvelles terres rares du pouvoir »*.

**Refus des &quot;agents moraux artificiels&quot;** dans la guerre (n. 198) : ***« Aucun algorithme capable de rendre la guerre moralement acceptable »***. Trois critères : responsabilité personnelle traçable, refus de raccourcir le délai du jugement moral, protection des civils.

**Critique transhumanisme/posthumanisme** (n. 115-117) comme *« archipel d&apos;îles conceptuelles reliées par le même océan de présupposés : la centralité de la technique et le rêve de dépasser les limites de la condition humaine »*. Le véritable *« plus qu&apos;humain »* (n. 127-128) est la grâce, pas la technique.

**Travail dans la transition** (n. 150-156) : reprise d&apos;*Antiqua et nova* — *« les approches actuelles de la technologie peuvent paradoxalement déqualifier les travailleurs, les soumettre à une surveillance automatisée »*. Question canonique reprise de Jean-Paul II (n. 129) : ***« L&apos;IA rend-elle la vie humaine &quot;plus humaine&quot; ? La rend-[elle] plus &quot;digne de l&apos;homme&quot; ? »***

**Cinq pistes pour la civilisation de l&apos;amour** (n. 213-227) : désarmer les mots, paix dans la justice, regard des victimes, sain réalisme, dialogue. ***« Désarmons les mots et nous contribuerons à désarmer la Terre »*** (n. 214).

Document majeur du Magistère social 2026, à la jonction Doctrine sociale ↔ éthique IA ↔ géopolitique tech.&lt;/p&gt;</content:encoded><category>Philosophie &amp; Société</category><category>Léon XIV</category><category>Robert Francis Prevost</category><category>encyclique sociale</category><category>Magnifica Humanitas</category><category>15 mai 2026</category></item><item><title>Arthur Mensch (MistralAI) devant la commission d&apos;enquête sur les vulnérabilités numériques — compte de l&apos;Assemblée nationale</title><link>https://www.thekb.eu/fr/fiches/mensch-mistral-commission-enquete-vulnerabilites-numeriques-souverainete-ia-2026-05-13/</link><guid isPermaLink="true">https://www.thekb.eu/fr/fiches/mensch-mistral-commission-enquete-vulnerabilites-numeriques-souverainete-ia-2026-05-13/</guid><description>Audition d&apos;**Arthur Mensch** (cofondateur et DG de **Mistral AI**) accompagné d&apos;**Audry Herblin-Stoupe** (directrice affaires publiques) devant la **commission d&apos;enquête de l&apos;Assemblée nationale sur les vulnérabilités numériques** (présidée par Philippe Latombe, absent — séance présidée par la rapporteur). Témoignage sous serment, ~1h15, mai 2026. Thèse-pivot de Mensch : ***« le cloud, c&apos;est l&apos;intelligence artificielle »*** — pas de distinction entre services numériques et IA, l&apos;IA est l&apos;unité atomique de la chaîne de valeur cloud, du semi (ASML) au déploiement entreprise. **Mistral en 2026** : 1000 collaborateurs, valorisation 12 Md€, objectif **1 Md€ de revenus fin 2026**, 1 Md€ investi en R&amp;D sur l&apos;année, 30 % CA en France / 70 % hors France / ~75 % en Europe, clients : DINUM, Caisse des dépôts, France Travail, MACGM, Stellantis, TotalEnergies, BNP Paribas, ministère des Armées, Luxembourg (administration centrale). **Cadre conceptuel mensch-ien** : l&apos;IA est une **ressource naturelle** — *« on transforme de l&apos;électricité en intelligence, en génération de tokens »*. Économie : 1 GW de datacenter = **50 Md$ d&apos;investissement sur 5 ans**, génère **20 Md$ de tokens/an** ≈ 50 % de marge brute. Sur la chaîne électron→token, **~10 % de la valeur est dans l&apos;électron**, 90 % ailleurs (chips, logiciel, services). **Thèse macro alarmiste** : si l&apos;Europe importe 10 % de sa masse salariale en IA non-européenne, c&apos;est **1 trilliard € de déficit commercial supplémentaire** ; 20 trilliards d&apos;investissement infrastructure à faire pour servir l&apos;Europe (40 GW France / 400 GW Europe). **Stratégie de souveraineté** : ***« ne pas penser souveraineté comme isolationnisme mais comme levier »***. **Urgence temporelle** : *« on n&apos;a pas le temps »* — fenêtre de **2 ans** avant monopolisation des ressources énergétiques européennes par les hyperscalers américains qui déploient **1 trilliard $/an**. **Cinq diagnostics opérationnels** : (1) Lourdeur réglementaire = 5 personnes compliance chez Mistral, 27 régulations désynchronisées, départ entrepreneurs vers US ; (2) Marché fragmenté = ~60 telcos européens vs 3 US ; (3) Commande publique sous-utilisée comme levier stratégique (50 % du PIB EU) ; (4) Énergie : 9 GW de surplus français risque d&apos;être monopolisé par acteurs US dans les 2 ans ; (5) Distillation = technique de réduction de coûts, **pas** rattrapage technologique. **Doctrine défense** : Mistral travaille avec ministère des Armées, refuse explicitement le « droit de regard » sur l&apos;usage final (« on n&apos;a pas la légitimité démocratique »), positionnement *anti-Anthropic-Mythos*. **Cybersécurité** : reconnaît capacités offensives des modèles (« ça monte de manière linéaire, prédictible, chez tout le monde en même temps »), s&apos;oppose au *marketing de la peur* d&apos;un concurrent américain (Anthropic implicite). **Campus IA** : participation très minoritaire, fournisseur potentiel (Mistral + hyperscalers), 35 Md€ MGX/Abu Dhabi + Nvidia, 100 hectares Saint-Arnoult, 1,4-1,6 GW (= Flamanville), nucléaire français = empreinte carbone réduite. **Annotation** : équipes de thésards (plus de microtravailleurs), Madagascar pour robotique avec garanties salariales. **Modèle économique** : pas de bulle côté demande, **goulot d&apos;offre** (chips, mémoire, hélium, électrons). **Conclusion-avertissement** : *« si on le fait pas suffisamment rapidement, on va devenir un État vassal »*.</description><pubDate>Wed, 13 May 2026 00:00:00 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p&gt;**Arthur Mensch** (DG **Mistral AI**) est auditionné sous serment par la **commission d&apos;enquête de l&apos;Assemblée nationale sur les vulnérabilités numériques** (présidée par Philippe Latombe, absent). En mai 2026, Mistral compte **1000 collaborateurs**, est valorisée **12 Md€**, vise **1 Md€ de revenus** fin 2026, investit **1 Md€ en R&amp;amp;D**, avec 30 % CA en France, 70 % hors France, 75 % en Europe. Clients : DINUM, Caisse des dépôts, France Travail, ministère des Armées, Stellantis, TotalEnergies, BNP Paribas, Luxembourg.

**Thèse-pivot** : ***« le cloud, c&apos;est l&apos;intelligence artificielle »*** — pas de distinction entre services numériques et IA. **Métaphore-cadre** : l&apos;IA est une **ressource naturelle** — *« on transforme de l&apos;électricité en intelligence, en génération de tokens »*. **Économie de base** : 1 GW de datacenter = **50 Md$ d&apos;investissement sur 5 ans**, génère **20 Md$ de tokens/an** ≈ 50 % de marge brute ; sur la chaîne électron→token, ~10 % de la valeur est dans l&apos;électron, ~90 % ailleurs.

**Thèse macro alarmiste** : si l&apos;Europe importe 10 % de sa masse salariale en IA non-européenne, **1 trilliard € de déficit commercial supplémentaire** ; **20 trilliards $ d&apos;investissement infrastructure** à faire pour servir 400 GW européens. ***« On n&apos;a pas le temps »*** : fenêtre de **2 ans** avant monopolisation des ressources énergétiques européennes par les hyperscalers US qui déploient **1 trilliard $/an**.

**Stratégie souveraineté** : ***« ne pas penser souveraineté comme isolationnisme mais comme levier »***. Quatre risques : sécurité économique (coupure d&apos;accès), défense (drones russes IA → dissuasion conventionnelle), façonnage culturel (biais US/Chine injectés), déficit commercial × 5.

**Doctrine défense (anti-Anthropic-Mythos implicite)** : Mistral travaille avec ministère des Armées et alliés français, mais ***« on ne prétend pas avoir la légitimité démocratique pour expliquer aux armées françaises ce qu&apos;elles peuvent faire »***. Devoir de conseil sur la **fiabilité**, pas droit de veto sur l&apos;**usage final**. Sur la cyber, Mensch dénonce le *« marketing de la peur »* d&apos;un concurrent américain : les capacités offensives des modèles montent *« de manière linéaire, prédictible, chez tout le monde en même temps »*.

**Campus IA** (Saint-Arnoult, 35 Md€, MGX/Abu Dhabi + Nvidia, 100 hectares, 1,4-1,6 GW) : Mistral est actionnaire **très minoritaire**, fournisseur potentiel. ACV ADEME pour les modèles, anti-compensation carbone.

**Réglementation** : 27 régulations désynchronisées + RGPD + AI Act = ***« la réglementation favorise les gros »***, départ entrepreneurs vers US. *« C&apos;est une forme de colonialisme »* (sur le récit US dévaluant la régulation EU internalisé par les Européens).

**Commande publique = levier (50 % du PIB EU)** : *« les États-Unis et la Chine l&apos;utilisent massivement depuis les années 1940 — il faut arrêter d&apos;avoir peur de l&apos;utiliser »*.

**Distillation = réduction de coûts en interne, PAS rattrapage technologique** — il faut donc savoir entraîner les gros modèles, ce qui demande beaucoup de R&amp;amp;D.

**Productivité Mistral interne** : ×2 en 6 mois, *« les ingénieurs Mistral n&apos;écrivent plus de ligne de code »*, posture nouvelle de **manager d&apos;agents**. **Pas de bulle** côté demande, mais **goulot d&apos;offre** chips/électrons.

**Conclusion-avertissement** : ***« si on combine force IA + capacité électrique, on peut retrouver une part de marché soutenable. Il faut absolument le faire parce que sinon on va devenir un État vassal. »***&lt;/p&gt;</content:encoded><category>Économie &amp; Marché</category><category>Arthur Mensch</category><category>Mistral AI</category><category>Audry Herblin-Stoupe</category><category>commission d&apos;enquête Assemblée nationale</category><category>vulnérabilités numériques</category></item><item><title>A.I. Populism Is Here. And No One Is Ready. (Silicon Valley oligarchs worried about the risks their technology posed to the world. They forgot about people.)</title><link>https://www.thekb.eu/fr/fiches/wallace-wells-nyt-magazine-ai-populism-altman-backlash-no-one-ready-2026-05-08/</link><guid isPermaLink="true">https://www.thekb.eu/fr/fiches/wallace-wells-nyt-magazine-ai-populism-altman-backlash-no-one-ready-2026-05-08/</guid><description>**David Wallace-Wells** publie dans le **NYT Magazine** le **8 mai 2026** un article-pivot politique majeur (~16 min lecture audio) qui formalise et nomme le retour de bâton populiste contre l&apos;industrie IA : ***&quot;A.I. Populism Is Here. And No One Is Ready.&quot;*** Sous-titre cinglant : *&quot;Silicon Valley oligarchs worried about the risks their technology posed to the world. They forgot about people.&quot;* **Thèse-pivot** : les fondateurs IA (Altman, Amodei, Musk, Zuckerberg, Hassabis) ont passé une décennie obsédés par les risques **existentiels** de leur technologie tout en **négligeant le risque politique** d&apos;un backlash humain — qu&apos;ils pensaient *&quot;wouldn&apos;t materialize in time, would be quickly outmaneuvered by machine intelligence or could be bought off by talk of basic-income payments or thin promises of curing cancer&quot;*. **Le backlash a frappé littéralement** : avril 2026, **cocktail Molotov** lancé sur la propriété Altman à San Francisco, puis quelques jours plus tard **attaque par armes à feu** sur sa maison. Wallace-Wells reprend la formule de **Jasmine Sun** (NYT Opinion 2026-04-30, déjà au dossier) : ***&quot;A.I. populism&apos;s warning shots&quot;*** — analogie avec l&apos;assassinat du CEO UnitedHealthcare Brian Thompson par Luigi Mangione. **Cinq laboratoires comme nouveaux visages de l&apos;oligarchie américaine** : *&quot;a fearsome concentration of economic and social power producing a self-compounding pattern of extreme inequality&quot;* — Sam (Altman), Dario (Amodei), Elon (Musk), Mark (Zuckerberg), Demis (Hassabis), tous milliardaires ou presque, *&quot;several of whom are widely described as sociopaths&quot;*. **Statistiques choc** : Pew Research 2025 — **50% Américains plus inquiets qu&apos;enthousiastes**, **seulement 10% plus enthousiastes** ; Quinnipiac récent — **seul le bracket &gt;200k$ revenus a une vue optimiste de l&apos;IA pour la vie quotidienne** ; Heatmap polling — basculement support/opposition data centers de **+2 pts (sept 2025) à −24 pts (févr 2026)**, soit **swing 26 points en 4 mois** ; Northern Virginia 2023-2025 — **swing 69 points contre data centers** (+45 → −24). **Loudon County** : data centers généreront **1,3 Md$ sur 2,9 Md$** de revenus fiscaux en 2027 (~45%). **Asymétrie investissement-logement** : États-Unis ont **dépensé plus en infrastructure IA qu&apos;en single-family homes** en 2025, **10× plus de data centers que l&apos;Allemagne** (#2), **20× plus d&apos;investissement IA que la Chine** (#2), pendant **crise du logement de 10 millions d&apos;unités manquantes**. **Citation centrale Ted Chiang (BuzzFeed 2017)** mobilisée : *&quot;When Silicon Valley tries to imagine superintelligence, what it comes up with is no-holds-barred capitalism.&quot;* **Citation Dario Amodei (Anthropic, 2024)** : *&quot;People outside the field are often surprised and alarmed to learn that we do not understand how our own A.I. creations work. They are right to be concerned: this lack of understanding is essentially unprecedented in the history of technology.&quot;* **Pivot politique signalé** : la **Maison-Blanche** propose de forcer un **federal review de tous les nouveaux modèles propriétaires avant release** — virage majeur après position pro-industry. **Catalyseur** : refus public **Anthropic** d&apos;**avril 2026** de release **Claude Mythos**, modèle capable de *&quot;find and exploit security vulnerabilities in every tested piece of software, including those used in critical pieces of global I.T. infrastructure&quot;* (déjà au dossier via fiche **AISI UK GPT-5.5 / Mythos** 2026-04-30). **Citation Dean Ball (architecte original AI policy Trump, conférence Palantir Foundation Yale)** : *&quot;This giant acid vat which would dissolve the mediating institutions most Americans see as society. It will not be A.I. in government. It&apos;s going to be A.I. as governments.&quot;* **Concept Jeffrey Ding** : *&quot;diffusion marathon&quot;* (vs winner-take-all race) — l&apos;IA comme *general-purpose technology* (steam, electricity, internet) où la **diffusion** compte plus que l&apos;**état de l&apos;art**. **Conclusion-pivot** : *&quot;We still know the names of the robber barons, and live still somewhat in their shadows. But we are not their serfs. Are we sure A.I. will be different?&quot;* Pertinence majeure pour le dossier 2026 : **formalisation conceptuelle du backlash politique** anticipé par Sun (avril) et signalé par Ng The Batch (cocktail Molotov Altman, ~64 Md$ data centers bloqués, moratoire Maine 20MW+). À mobiliser pour COMEX géopolitique IA, débats régulation, présentations stratégiques sur risques sociétaux et politiques de l&apos;IA, articulation FR / Europe sur la rétro-action politique de l&apos;IA.</description><pubDate>Fri, 08 May 2026 00:00:00 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p&gt;**David Wallace-Wells** publie dans le **NYT Magazine** le **8 mai 2026** un article-pivot politique majeur (~16 min audio) qui formalise et nomme le retour de bâton populiste contre l&apos;industrie IA : ***&quot;A.I. Populism Is Here. And No One Is Ready.&quot;*** Sous-titre cinglant : *&quot;Silicon Valley oligarchs worried about the risks their technology posed to the world. They forgot about people.&quot;*

**Thèse** : les fondateurs IA (Altman, Amodei, Musk, Zuckerberg, Hassabis) ont passé une décennie obsédés par les risques **existentiels** tout en **négligeant le risque politique** d&apos;un backlash humain. **Le backlash a frappé littéralement** : avril 2026, **cocktail Molotov** sur la propriété Altman SF, puis **attaque par armes à feu**. Wallace-Wells mobilise **Jasmine Sun** (NYT Opinion 2026-04-30, déjà au dossier) : ***&quot;A.I. populism&apos;s warning shots&quot;***. Analogie avec l&apos;assassinat du CEO UnitedHealthcare par Luigi Mangione.

**Cinq laboratoires comme nouveaux visages de l&apos;oligarchie américaine** — Sam, Dario, Elon, Mark, Demis, *&quot;several of whom are widely described as sociopaths&quot;*. **Statistiques choc** : Pew Research 2025 — 50% Américains plus inquiets / 10% plus enthousiastes (40 pts d&apos;écart). Quinnipiac — seul bracket &amp;gt;200k$ optimiste. Heatmap polling data centers : swing **+2 → −24 pts en 4 mois** ; Northern Virginia **swing 69 points** 2023-2025 ; Loudon County data centers = **45% revenus fiscaux 2027**. Asymétrie : US a dépensé **plus en infrastructure IA qu&apos;en logements 2025**, **×10 data centers vs Allemagne**, **×20 investissement IA vs Chine**, pendant **crise logement 10 millions d&apos;unités**.

**Citations canoniques mobilisées** : **Ted Chiang** (BuzzFeed 2017) — *&quot;When Silicon Valley tries to imagine superintelligence, what it comes up with is no-holds-barred capitalism.&quot;* **Dario Amodei** (Anthropic 2024) — *&quot;This lack of understanding is essentially unprecedented in the history of technology.&quot;* **Dean Ball** (architecte AI policy Trump, Palantir Foundation Yale) — *&quot;It will not be A.I. in government. It&apos;s going to be A.I. as governments.&quot;*

**Pivot politique signalé** : Maison-Blanche propose **federal review de tous les nouveaux modèles propriétaires avant release** — virage majeur. **Catalyseur** : refus public **Anthropic Claude Mythos** d&apos;avril 2026 (déjà au dossier via fiche **AISI UK Mythos**).

**Concepts canoniques** : *AI populism* (Wallace-Wells), *warning shots* (Sun), *diffusion marathon* (Jeffrey Ding) — vs winner-take-all race. IA comme *general-purpose technology* (steam/electricity/internet).

**Conclusion-pivot** : *&quot;We still know the names of the robber barons, and live still somewhat in their shadows. But we are not their serfs. Are we sure A.I. will be different?&quot;*

Articulation forte avec **Sun NYT** (couple journalistique), **Ng The Batch n°350** (révolte anti-data-centers), **AISI UK Mythos** (catalyseur U-turn), **Cherny Sequoia** (vision opposée), **DORA ROI 2026** (governance). À mobiliser pour COMEX géopolitique IA, public affairs, risque sociétal, articulation FR/Europe.&lt;/p&gt;</content:encoded><category>Philosophie &amp; Société</category><category>David Wallace-Wells</category><category>NYT Magazine</category><category>AI Populism Is Here</category><category>Silicon Valley oligarchs forgot about people</category><category>Sam Altman prepper 2016</category></item><item><title>SecNumCloud en (pas si) bref</title><link>https://www.thekb.eu/fr/fiches/strubel-secnumcloud-anssi-linkedin-2026-01-06/</link><guid isPermaLink="true">https://www.thekb.eu/fr/fiches/strubel-secnumcloud-anssi-linkedin-2026-01-06/</guid><description>SecNumCloud ANSSI - qualification sécurité cloud, risques extraterritoriaux, offres hybrides</description><pubDate>Tue, 06 Jan 2026 00:00:00 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p&gt;Vincent Strubel, directeur général de l&apos;ANSSI, publie sur LinkedIn un article de clarification suite aux débats générés par la qualification SecNumCloud d&apos;une offre cloud &quot;hybride&quot; utilisant une technologie américaine opérée par un prestataire européen.

SecNumCloud est une qualification délivrée par l&apos;ANSSI attestant qu&apos;un service cloud présente un haut niveau de sécurité adapté aux usages sensibles de l&apos;État et des entreprises françaises. Le processus d&apos;évaluation vérifie plus de 1200 exigences couvrant les risques techniques, juridiques et organisationnels.

Concernant le droit extraterritorial, SecNumCloud garantit que les données ne sont pas soumises à des dispositions non-européennes contre lesquelles les clients n&apos;auraient pas de recours. L&apos;exigence d&apos;un prestataire européen (siège social et capitalisation), l&apos;inaccessibilité des données aux sous-traitants non-européens et l&apos;autonomie d&apos;exploitation protègent contre les injonctions du CLOUD Act ou des lois FISA américaines. Le scénario du &quot;kill switch&quot; est également couvert : un prestataire européen qualifié ne peut être contraint de couper ses services en raison de sanctions ou restrictions d&apos;exportation.

Strubel reconnaît néanmoins une limitation importante : &quot;SecNumCloud ne signifie pas l&apos;absence de dépendance.&quot; Aucun acteur ne peut &quot;forker et maintenir en autarcie toute la stack technologique du cloud, depuis le noyau Linux jusqu&apos;à Openstack.&quot; Une coupure d&apos;accès aux fournisseurs non-européens entraînerait une dégradation progressive de la sécurité.

La localisation des données au sein de l&apos;Union européenne est obligatoire, soumettant les infrastructures physiques au droit européen et facilitant l&apos;intervention du CERT-FR et autres services étatiques en cas d&apos;incident.

Sur le plan technique, les cyberattaques constituent &quot;la menace la plus tangible pesant sur les usages sensibles du cloud.&quot; Le référentiel impose un cloisonnement fort entre clients, une chaîne d&apos;administration isolée, une gestion sécurisée des mises à jour et un chiffrement systématique des données. Le risque humain est couvert par un chapitre entier sur la gestion des ressources humaines.

En réponse aux questions fréquentes, Strubel précise que les offres hybrides satisfont exactement les mêmes exigences que les autres offres qualifiées. Il utilise une métaphore éclairante : avoir uniquement des critères capitalistiques ou uniquement des critères techniques reviendrait à avoir une maison &quot;avec des volets blindés et des barreaux aux fenêtres, mais dont la porte serait fermée par un rideau.&quot;

SecNumCloud répond à deux des trois enjeux de souveraineté numérique (ne pas être victime facile, appliquer ses propres règles) mais ne crée pas de solutions technologiques alternatives. C&apos;est un outil de cybersécurité formalisé, pas une politique industrielle.&lt;/p&gt;</content:encoded><category>Politique &amp; Régulation</category><category>SecNumCloud</category><category>ANSSI</category><category>qualification</category><category>cloud souverain</category><category>cybersécurité</category></item><item><title>Enquête : la révision discrète du RGPD – qui y gagne, qui y perd ?</title><link>https://www.thekb.eu/fr/fiches/derouet-rgpd-revision-discrete-digital-omnibus-2025-11-13/</link><guid isPermaLink="true">https://www.thekb.eu/fr/fiches/derouet-rgpd-revision-discrete-digital-omnibus-2025-11-13/</guid><description>Révision RGPD via Digital Omnibus : redéfinition données sensibles, élargissement intérêt légitime, affaiblissement droits individuels. Enjeux gouvernance données et IA. IT for Business, enquête réglementaire européenne.</description><pubDate>Thu, 13 Nov 2025 00:00:00 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p&gt;Présenté comme une &quot;simplification&quot;, le projet Digital Omnibus de 156 pages réécrit les fondations du RGPD avec des implications majeures pour la gouvernance des données et l&apos;IA. Sa modification la plus déterminante concerne l&apos;article 9 relatif aux données sensibles : en restreignant la protection aux seules données &quot;révélant directement&quot; une pathologie, le texte déclasse tous les indicateurs indirects (mobilité, rythme cardiaque, patterns de sommeil, stress comportemental) vers le régime général moins protecteur.

Cette reclassification est stratégique car ces signaux faibles alimentent précisément les profilages sanitaires prédictifs et l&apos;entraînement de modèles d&apos;IA sans consentement. Le document étend aussi l&apos;intérêt légitime (article 6) à l&apos;optimisation, la détection d&apos;anomalies et l&apos;amélioration de modèles IA, rendant le consentement moins central pour de nombreux usages.

Les droits individuels fondamentaux (accès, rectification, effacement) se verraient restreints par un critère &quot;manifestement excessif&quot; sans définition claire, donnant aux entreprises plus de latitude pour refuser les demandes citoyennes. Sur la gouvernance, l&apos;ENISA (agence de cybersécurité) hériterait de compétences jusqu&apos;ici exercées par les autorités nationales de protection des données, centralisant l&apos;interprétation juridique vers une institution technique et réduisant la nuance locale.

Ce projet répond contextuellement aux critiques américaines et à la pression des géants technologiques. Il symbolise un renoncement discret à la singularité européenne ayant mis les droits fondamentaux au centre de la régulation numérique, au profit d&apos;un alignement compétitif. Les gagnants sont clairement identifiés : grandes plateformes tech, acteurs de l&apos;IA générative, États industriels aspirant à alléger les contraintes réglementaires.

Les perdants sont nombreux : citoyens dont les droits deviennent contestables, PME face à un cadre juridique flou, DPO (délégués à la protection des données) avec des missions affaiblies, autorités nationales dépossédées de leurs compétences.

Selon Max Schrems et d&apos;autres experts en protection des données, cette révision représente &quot;une mort par mille coupes&quot; : chaque modification isolée semble technique et mineure, mais cumulativement, elles érodent l&apos;esprit protecteur du RGPD sans bruit médiatique ni débat public.

La question politique dépasse le texte lui-même : l&apos;Europe choisit-elle de maintenir sa position de protectrice des droits fondamentaux numériques ou de s&apos;aligner sur le modèle américain d&apos;exploitation maximale des données ? Pour AI4Data et la gouvernance IA, ces changements sont critiques : ils affaiblissent le cadre européen qui était justement le différenciateur et l&apos;avantage concurrentiel de confiance.&lt;/p&gt;</content:encoded><category>Politique &amp; Régulation</category><category>RGPD</category><category>données sensibles</category><category>protection des données</category><category>intelligence artificielle</category><category>Digital Omnibus</category></item><item><title>White House Unveils Americas AI Action Plan – The White House</title><link>https://www.thekb.eu/fr/fiches/white-house-americas-ai-action-plan-2025-07-23/</link><guid isPermaLink="true">https://www.thekb.eu/fr/fiches/white-house-americas-ai-action-plan-2025-07-23/</guid><description>Maison-Blanche — « America&apos;s AI Action Plan » : stratégie IA de l&apos;administration Trump, 90+ actions fédérales, infrastructure, export, sécurité nationale (whitehouse.gov)</description><pubDate>Wed, 23 Jul 2025 00:00:00 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p&gt;Le **23 juillet 2025**, la Maison-Blanche a présenté « Winning the AI Race: America&apos;s AI Action Plan », une stratégie globale conçue pour assurer la position prééminente des États-Unis en intelligence artificielle. Cette initiative répond directement à l&apos;executive order de janvier du président Trump visant à démanteler les obstacles au leadership américain en IA, avec pour buts ultimes la prospérité humaine, le renforcement de la puissance économique et la protection de la sécurité nationale.

**Trois piliers fondateurs**

Le plan d&apos;action détaille **plus de 90 actions de politique fédérale**, prévues pour une mise en œuvre prochaine, organisées autour de **trois piliers fondateurs** : accélérer l&apos;innovation, construire l&apos;infrastructure IA américaine, et mener la diplomatie et la sécurité internationales.

**Pilier 1 : Accélérer l&apos;innovation**

Sous ce pilier, le plan donne la priorité à la simplification du paysage réglementaire en supprimant les réglementations fédérales jugées pesantes qui freinent le développement et le déploiement de l&apos;IA. Il sollicite activement l&apos;avis du secteur privé pour identifier et éliminer les règles inutiles, cultivant ainsi un environnement plus propice au progrès technologique. Un aspect crucial de ce pilier est l&apos;engagement à défendre la **liberté d&apos;expression au sein des modèles d&apos;IA frontières** : des règles de marchés publics fédéraux actualisées imposent que l&apos;État ne contracte qu&apos;avec des **développeurs de grands modèles de langage dont les systèmes démontrent leur objectivité et sont exempts de biais idéologique imposé d&apos;en haut**.

**Pilier 2 : Construire l&apos;infrastructure IA américaine**

Ce pilier est dédié au renforcement des capacités technologiques fondamentales du pays. Cela passe par la promotion active de la construction rapide de **data centers et d&apos;usines de fabrication de semi-conducteurs**, via des procédures de permis accélérées et modernisées. Le plan introduit aussi de nouvelles initiatives nationales pour développer **la main-d&apos;œuvre dans les métiers critiques en forte demande** essentiels à cette infrastructure, comme les électriciens et les techniciens CVC.

**Pilier 3 : Mener la diplomatie et la sécurité internationales**

Ce dernier pilier décrit la stratégie d&apos;extension de l&apos;influence américaine en IA à l&apos;échelle mondiale. Les **départements du Commerce et d&apos;État** collaboreront avec des partenaires industriels pour livrer des **packages d&apos;exportation IA complets et sécurisés** — incluant matériel, modèles, logiciels, applications et standards — aux nations alliées. Ce mouvement stratégique vise à renforcer le leadership technologique américain et à garantir que le progrès technologique mondial continue d&apos;être propulsé par l&apos;innovation américaine.

**Déclarations des responsables clés**

Les déclarations des responsables soulignent l&apos;urgence et la portée du plan. **Michael Kratsios** (directeur de l&apos;OSTP) affirme que le plan « charts decisive course to cement U.S. dominance in artificial intelligence ». **David Sacks** (AI and Crypto Czar) réaffirme que « to remain leading economic and military power, United States must win the AI race », tout en mettant en garde contre les « usages orwelliens de l&apos;IA ». **Le secrétaire d&apos;État et conseiller à la sécurité nationale par intérim Marco Rubio** assène que « Winning the AI Race is non-negotiable ». Pour plus d&apos;informations, l&apos;administration renvoie vers **AI.Gov**.&lt;/p&gt;</content:encoded><category>Politique &amp; Régulation</category><category>intelligence artificielle</category><category>IA</category><category>America&apos;s AI Action Plan</category><category>Maison-Blanche</category><category>administration Trump</category></item></channel></rss>